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Jour
1 - Vendredi 22 février- Cotonou / Ouassa-Tokpa
Départ de Paris et arrivée à
Cotonou en soirée.
Départ pour Ouassa-Tokpa (1 h 30 de route).
Ouassa-Tokpa : Petit village de l’arrondissement
de Possotomè, commune de Bopa, au sud-ouest
du Bénin. On y accède par une route
asphaltée, puis par une piste d'une vingtaine
de kilomètres dans un paysage très
vert de savane arborée.
Installation à l’hôtel «
Village Ahémé » - Dîner
et nuit.
L’hôtel "Village Ahémé"
: Installé sur la rive ouest du lac Ahémé,
il est constitué de bungalows confortables
climatisés, dispersés au coeur d'une
cocoteraie.
François HOUESSOU l'a créé
dans son village natal pour aider au développement
de la région et favoriser les échanges
entre Africains et Occidentaux. Il sert de base
économique et logistique aux différentes
actions entreprises.
Jour 2 - Samedi
23 février - Ouassa-Tokpa / Possotome
Cette journée sera consacrée à
une première découverte des villages
de l’arrondissement de Possotomè
et à une présentation partielle
de l’action de développement conduite
par le G.A.D. de Ouassa-Tokpa. L’arrondissement
de Possotomè :
Il est composé de 8 villages dont Ouassa-Tokpa.
Il est connu dans tout le Bénin grâce
à sa source thermale qui fournit le pays
en eau minérale. Cette eau, d'excellente
qualité, sort du forage à la température
de 35°. Dans l’après-midi départ
pour Sé (20 km).
Sé : Village réputé pour
ses poteries. La visite se fera au moment de la
cuisson des pots dans de grands feux en plein
air. Au Bénin, le travail de la poterie
est traditionnellement réservé aux
femmes (comme celui du tissage aux hommes) et
assure la production du matériel indispensable
à la vie quotidienne.
Sur le chemin du retour, arrêt au marché
de nuit de Danhoué.
Danhoué : Dans ce petit village de brousse
auquel on accède par une piste étroite,
se tient, tous les 5 jours, selon le calendrier
traditionnel, un marché. Celui-ci attire
les villageois de la région, qui viennent
à pied de loin pour proposer leurs produits
ou acheter le nécessaire. Il se prolonge
tard dans la nuit : les petits étals et
les plateaux des marchandes sont éclairés
par des lampes à pétrole. Cet éclairage
y crée une ambiance étrange à
la fois déroutante et chaleureuse.
Repas et nuit à l’hôtel «
Village Ahémé ».
Jour 3 - Dimanche
24 février - Ouidah
Le matin, départ pour Ouidah (45 km).
Ouidah : Comptoir portugais tout d'abord, la ville
est devenue, aux 17e et 18e siècles, le
principal port de la côte du Bénin
et l'un des grands centres de la traite négrière.
Portugais, Anglais, Danois, Hollandais et Français
y ont embarqué, dans le cadre du commerce
triangulaire, des milliers d'esclaves pour l'Amérique
(Brésil, Haïti, Cuba...). Ouidah est
un des hauts lieux du Vaudoun. Cette ville religieuse
comporte une cathédrale, un séminaire
et de nombreux couvents animistes.
Visite du Musée. Le Musée : L'ancien
fort portugais, aujourd'hui rénové,
est devenu un musée qui présente
une intéressante documentation relative
à la découverte des côtes
d'Afrique, à la traite des esclaves et
à la diffusion de la culture et de la religion
africaines aux Amériques et aux Caraïbes.
A midi, pique-nique sur la plage.Découverte
de la "Route des Esclaves" et des sculptures
de "Ouidah 92". "Ouidah 92 et la
"Route des Esclaves" :"Ouidah 92"
est le nom qui a été donné
aux cérémonies et manifestations
culturelles organisées en février
1993 par l'Etat Béninois avec le soutien
du Centre de la Villette de Paris, pour commémorer
la découverte de l'Amérique (1492)
et rappeler les liens qui, par le biais de l'esclavage,
unissent aujourd'hui le Bénin au Brésil
et aux Antilles. De nombreux artistes béninois
mais aussi brésiliens et antillais y ont
collaboré.
Des sculptures de l'artiste béninois Cyprien
Tokoudagba ont été érigées
le long de la "Route des Esclaves" qui
conduit de Ouidah à la mer. Depuis le Sommet
de la Francophonie (décembre 1995), le
départ des esclaves y est symbolisé
par la Porte du Non-Retour, oeuvre de plusieurs
artistes béninois. Ce projet a reçu
le soutien de l'UNESCO.
En fin de journée, retour à l’hôtel
« Village Ahémé ». Dîner
et nuit.
Jour 4 - Lundi
25 février - Ouassa / Tokpa
C'est pour aider au développement de ces
villages en soutenant l’action de François
Houessou et du « Village Ahémé
» que l'A.D.R.P. puis le G.A.D. ont été
créés.
L'A.D.R.P. et le G.A.D. : De nombreux Européens
ont découvert, en venant à l’hôtel
« Village Ahémé », les
réalités de la vie africaine. De
cette prise de conscience est née en France,
en janvier 1992, l'A.D.R.P. Cette association
a pour objet de "promouvoir le développement
économique, sanitaire et social de la région
et d'encourager les échanges Europe-Afrique
par un enrichissement mutuel et un partage des
cultures". Depuis 1996, l’association
béninoise : le G.A.D. (Groupement d’Actions
de Développement) assure sur place la conduite
du projet de développement.
Le G.A.D. et l’A.D.R.P. luttent contre la
malnutrition et la misère, à long
terme avec la Ferme et la mécanisation
agricole, à court terme avec le Centre
de nutrition.
Le matin, découverte de l’action
de développement avec la visite du Centre
de nutrition. Le centre de nutrition : Le bâtiment
de consultation a été inauguré
en février 2000 pour remplacer le petit
centre installé dans une pièce de
l’hôtel dès janvier 99. On
y soigne les enfants les plus touchés par
la malnutrition. Le bâtiment d’hébergement
reçoit les enfants nécessitant des
soins continus et leurs familles. Dans l'après-midi
: visite de la ferme.
La ferme : La vocation du centre d'élevage
et d’agriculture est d'assurer, à
moindre coût, un complément indispensable
en protéines. En effet, l’augmentation
de la population et l’alluvionnement excessif
du lac ont rendu la pêche moins fructueuse.
A terme, et dès que la ferme sera autonome
et rentable, l’un des objectifs du projet
sera de fournir aux enfants de 1 à 5 ans
des repas équilibrés afin de pallier
les nombreuses carences nutritionnelles constatées
(Cf. enquête nutritionnelle de l’A.D.R.P.).
Au cours de la journée nous aborderons
la préparation de la cérémonie
Awilé. Awilé et les villages :
Pendant les 17 années de dictature, cette
cérémonie avait été
interrompue, en même temps que le pays s'appauvrissait
dramatiquement. En 1990, avec la toute nouvelle
démocratie, les villageois ne pouvaient
plus en assumer les frais mais en ressentaient
la nécessité, du fait de son action
régulatrice des tensions sociales.
A la demande des villageois, grâce à
l’initiative de François HOUESSOU,
cette cérémonie a pu reprendre et
s'étendre peu à peu comme autrefois
: six villages en 90, vingt-six en 95 (les villages
des deux rives du lac Ahémé se sont
trouvés ainsi réunis pour la première
fois depuis plus de 20 ans), trente-deux en 97,
quarante trois en 2000.
Pour les villageois, cette cérémonie
où se règlent la plupart des conflits,
renforce leur cohésion, fait évoluer
les mentalités et les prépare à
travailler tous ensemble à l’amélioration
de leurs conditions de vie.
Autrefois, il était interdit de pêcher
avant et pendant la cérémonie Awilé.
Cet interdit religieux, respecté de tous
permettait ainsi aux poissons de se reproduire,
assurant une pêche plus abondante pendant
l’année. Le retour progressif de
cette tradition aidera à mieux contrôler
les équilibres écologiques.
Dîner et nuit à l’hôtel
« Village Ahémé ».
Jour 5 - Mardi
26 février - Premier Jour d'Awile
Cérémonie Awilé : Cette cérémonie,
spécifique aux villages des bords du lac
Ahémé est faite pour chasser le
mal de chaque village, de chaque famille, de la
vie de chacun. Elle permet d'alléger le
poids des difficultés, des souffrances
et des deuils vécus dans l'année.
Les règles sociales habituelles peuvent
être transgressées. Chacun, avec
humour ou malice, y règle ses différends
avec un voisin, un ami, un parent. Les villages
y dénouent leurs conflits les plus graves.
Au cours de cette cérémonie, on
peut aussi pénétrer dans les couvents,
normalement réservés aux seuls initiés.
Habituellement, dans les cérémonies
animistes, seuls les initiés ont un rôle
actif (chants, danses...). Dans celle d'Awilé,
les rôles de chacun sont inversés
pendant quelques jours : les initiés redeviennent
novices et les non-initiés peuvent accéder
aux danses rituelles, ce qui permet à tous
d’y participer.
La cérémonie commence dès
le matin.
Le déguisement est recommandé pour
participer à la cérémonie
Awilé. Il n'est pas forcément compliqué.
Il s'agit surtout d'être "différent"
ce jour là et donc plus réceptif.
1er jour de la cérémonie Awilé
:
La cérémonie dure en général
trois jours. Le premier jour est une sorte de
carnaval. Très tôt le matin, les
villageois, groupés et accompagnés
de musiciens, se rendent de village en village
pour inviter à la fête. Certains
arrivent en pirogue, venant de l'autre côté
du lac, chacun s'est déguisé en
portant quelque chose d'inhabituel. Ils viendront
aussi à l’hôtel, considéré
comme un des villages, pour nous chercher et nous
pourrons nous joindre à leur cortège.
En fin de matinée, tous les villageois
et leurs féticheurs se rassemblent et dansent
sur la plage de l’hôtel «Village
Ahémé». Les danses se poursuivent
dans la journée, dans le couvent et sur
la place du village.
Jour 6 - Mercredi
27 février - deuxième Jour d'Awile
Le premier jour de la cérémonie,
le village de Ouassa-Tokpa et l’hôtel
« Village Ahémé », considérés
comme villages invitants depuis la reprise d’Awilé,
ont reçu des délégations
venant de tous les villages autour du lac Ahémé.
Pendant les jours suivants, il est d’usage
de leur "rendre" cette visite. Le protocole
animiste nous conseillera d’en visiter quelques-uns
uns. Nous serons considérés comme
une délégation officielle et des
danses nous accueilleront sur la place principale
des villages où nous nous rendrons.
Jour 7 - Jeudi
28 février - Ganvie / Cotonou
Départ pour Ganvié (~20 km). Visite
de la cité lacustre (barque motorisée).
Ganvié : Situé sur le lac Nokoué
qui s'étend de Porto-Novo à Cotonou,
c'est le plus célèbre des villages
lacustres d'Afrique et l'un des plus grands au
monde (24.000 habitants). Les populations y ont
trouvé refuge pour se protéger des
chasseurs d'esclaves. Pêcheurs à
l'origine, ils ont développé une
forme originale de pisciculture à l'intérieur
de grands enclos de branchages les "akadjas".
Cases sur pilotis et marchés flottants
composent le paysage de cette "Venise africaine".
Départ pour Cotonou (~ 80 km).
Cotonou : Fondée au 19ème siècle,
c'est aujourd'hui la plus grande ville du Bénin
(700.000 hab.). Grand port de commerce, elle est
aussi le centre économique du pays.
Déjeuner à Cotonou dans un maquis
(restaurant traditionnel).
L'après-midi : Marché Dan-Tokpa,
tour de ville et visite du Centre Artisanal
Marché Dan-Tokpa : Dans ce très
grand marché, situé au bord de la
lagune, sont vendus tous les produits africains,
souvent insolites pour le visiteur étranger.
Il est célèbre pour ses tissus,
les pagnes en wax ou en bazin, dont le commerce
est le monopole des femmes.
Centre artisanal : Quelques ateliers permettent
d'y apprécier le travail des artistes béninois,
mais ce centre est surtout composé de petites
boutiques où sont vendus des objets d'art
et d'artisanat venant des différentes régions
du Bénin.
En fin de journée, départ pour Porto-Novo
(30 km).
Installation au Centre Songhaï ou hôtel
équivalent. Dîner et nuit.
Jour 8 - Vendredi
29 février - Porto Novo
Visite du Centre Songhaï où aura lieu
le déjeuner.
Centre Songhaï : Créé par un
prêtre afro-américain, c'est un exemple
réussi de ferme expérimentale. Ce
Centre, aujourd'hui autonome, est soutenu par
de nombreuses O.N.G. et en particulier par le
C.C.F.D.(Comité Catholique contre la Faim
et pour le Développement). Les techniques
agricoles enseignées sont peu coûteuses
et parfaitement adaptées au milieu. L'A.D.R.P.
et le G.A.D. sont en contact permanent avec le
Centre Songhaï, bénéficiant
de son expérience et de nombreux conseils.
C'est au Centre Songhaï qu'ont été
formés plusieurs techniciens agricoles
de la ferme d'élevage de Ouassa-Tokpa.
Tour de ville et visite du Musée Hounmé
et du Musée ethnographique.
Porto-Novo : Capitale administrative du Bénin,
elle s'étend au bord de la lagune que forme
le cours inférieur de l'Ouémé.
Elle a été fondée au 17ème
siècle, sous le nom d'Hogbonou par un groupe
de l'ethnie Adja, originaire d'Allada, sur un
site primitivement occupé par des Yoruba.
Leur chef, Té Agbanlin y installa son royaume.
Devenu un important centre de commerce côtier,
les Portugais lui donnèrent au 18ème
siècle le nom de Porto-Novo. Lieu de rencontre
de peuples, carrefour de religions (animisme,
catholicisme, islam), on y voit encore d'anciennes
maisons coloniales dans un dédale de rues
et de ruelles.
Musée Hounmé : C'est l'ancien palais
du Roi Toffa, descendant de Té-Agbanlin.
Il signa, le premier, en 1833, un traité
d'alliance avec la France pour se protéger
du puissant roi d'Abomey.
Le palais est aujourd'hui un musée qui
renferme des souvenirs des derniers rois de Porto-Novo
et permet de mieux comprendre le fonctionnement
des anciennes royautés.
Musée ethnographique : Ce musée
contient de nombreux objets, en particulier des
masques nago et gèlèdè polychromes.
Vous verrez également des objets de culte,
des instruments de musique et des armes anciennes
de tout le pays.
En fin d’après-midi, départ
pour Cotonou.
En fin de journée, retour à l’hôtel
« Village Ahémé ». Dîner
et nuit.
Jour 9 - Samedi
1er mars - Abomey
Le matin, départ pour Abomey (~ 110 km).
Abomey : C'était autrefois la capitale
du royaume prestigieux du Dan-Homé (qui
a donné au Bénin son ancien nom
de Dahomey). Les rois d'Abomey contrôlaient
tout le sud du Bénin et fournissaient les
négriers en esclaves, capturés au
cours des guerres qu'ils livraient à leurs
voisins. Ils s'entouraient de soldats d'élites,
dont une troupe de femmes "les Amazones",
célèbres pour leur courage. Le dernier
des rois du Dan-Homé, le prestigieux Gbéhanzin
(le Requin), a opposé une résistance
acharnée aux troupes coloniales françaises
du Général Dodds à la fin
du 19ème siècle.Visite du musée.
Le musée : L'ancien palais des rois d'Abomey
est aujourd'hui un musée. Il conserve des
objets royaux d'une valeur incomparable, en particulier
les trônes et tabourets royaux ainsi que
des asin (autels portatifs). Vous pourrez y voir
également des bas-reliefs à l’extérieur
des bâtiments.
Au sein du musée, un centre d'artisanat
perpétue la tradition des artisans royaux.
On peut y observer leur travail et y acheter les
tapisseries au point d'application et objets de
bronze qui ont fait la réputation d'Abomey.
Déjeuner au restaurant «chez Monique».
Dans l’après-midi, tour de ville
et marché.
Retour à Ouassa-Tokpa. Dîner et nuit
à l’hôtel « Village Ahémé
».
Jour 10 - Dimanche
2 mars - Ouassa / Tokpa
Messe et Poursuite de la découverte des
villages :
Les villages du bord du lac Ahémé
: Lors de la fondation des royaumes du Bénin,
les membres du clan des Agassouvi, partis de la
cité mythique de Tado, ont d'abord tenté
de s'installer sur les rives du lac Ahémé
avant de poursuivre la route qui les a menés
à Allada. Leurs descendants ont ensuite
fondé les royaumes de Porto Novo et du
Dan-Homé.
Le lac Ahémé, long d'une trentaine
de kilomètres et large d'environ quatre
kilomètres, est bordé de nombreux
villages dont l'activité essentielle est
la pêche. Ces villages forment une communauté
qui se retrouve chaque année au mois de
février autour des rituels de la cérémonie
Awilé.
Après-midi libre : Vous pourrez vous occuper
à votre convenance (baignade dans le lac,
promenade, dernières photos…).
Déjeuner à l’hôtel «
Village Ahémé ». Départ
en fin de journée pour l’aéroport
de Cotonou.
Envol pour Paris le soir.
Jour 11 - Lundi
03 mars - Paris
Arrivée Paris
A savoir
Circuits en groupe . Les véhicules sont
adaptés au nombre de participants. Nous
choisissonas les établissements hôteliers
offrant le meilleur service, cependant les prestations
sont variables selon les villes étapes.
Ce programme a été établi
en fonction des indications connues à ce
jour. Il est susceptible d'être rectifié
du fait de données locales (déplacement
des jours traditionnels de marché, interdits
religieux, fêtes animistes imprévues
etc.…). Les activités prévues
seront alors déplacées ou légèrement
modifiées. Le prix forfaitaire du séjour
a été fixé en fonction des
tarifs et des données économiques
connues à ce jour. Visa nécessaire
pour entrer au beni, non inclus dans le prix.
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